Faisons
Cause Commune

Contexte

À Paris, la bande FM totalement saturée ne laisse que de rares occasions à de nouveaux entrants de prétendre à l’exploitation d’une fréquence. Aujourd’hui, la catégorie A (associative) est représentée par des acteurs issus du début des années 80 (libéralisation de la bande FM) et du début des années 90 pour la seconde vague. Leur utilité est incontestable et nourrit la pluralité d’expression indispensable à l’ouverture des espaces radiophoniques aux citoyens. Mais il manque la voix d’une radio vraiment libre !

Événement rare dans ce contexte, le CSA a ouvert le 93.1 à candidature le 26 juillet 2016. L’association Libre à Toi a décidé de se porter candidate avec le projet de créer la première radio dédiée aux communs.

La radio des communs, c’est d’abord une radio associative et citoyenne, généraliste et de proximité dont les missions sont de fédérer toutes les initiatives autour du partage et de l’échange de savoirs, de cultures et de techniques. Mais un tel projet ne peut bien évidemment ne prendre corps qu’avec l’appui d’une réelle volonté associative et citoyenne de le soutenir.

libre à toi

Libre à Toi, association de loi 1901 fondée en juin 2015, est une plate-forme transmédia d’innovation sociale et d’éducation populaire. C’est une fabrique de Communs. Elle a ainsi élaboré une webradio et un site web d’informations dont l’ensemble des contenus, produits sous logiciel libre, est aussi publié sous licence « creative commons ». En outre, l’association organise régulièrement des événements publics visant au décloisonnement de la culture et des savoirs.

Le but de l’association est d’animer un réseau pair à pair et libre où chacun se réapproprie les outils, les techniques et les concepts, les redistribue et contribue ainsi à l’élaboration des Biens Communs. Libre à Toi articule ainsi l’ensemble de son action autour des quatre principes énoncés comme des libertés par le mouvement du logiciel libre : utiliser, comprendre / analyser, redistribuer, modifier. L’enjeu : que chacun reprenne le contrôle, se positionne et agisse.

À l’ère de l’anthropocène, à l’heure de l’urgence climatique et de la mondialisation 2.0, notre conviction est que seul le développement des savoirs, qu’il s’agisse de savoirs conceptuels, de savoirs-faire ou de savoir vivre ensemble, peut permettre le développement de l’individu, un développement aujourd’hui défini comme l’accroissement de sa liberté d’être et d’agir. Une condition indispensable à l’émergence de la solidarité dans une société du XXIᵉ siècle confrontée à de multiples et complexes défis écologiques, techniques et économiques.

Pour une radio des communs

La radio des communs rassemblera dans sa grille de programmes les voix pour l’instant disparates des chercheurs et des inventeurs de solutions propres à relever les défis écologiques, techniques, sociaux et économiques du monde d’aujourd’hui. Pour ce faire, sont notamment invités à la rejoindre tous les acteurs du logiciel libre et du numérique, de la culture libre, de la science et de l’éducation, de l’environnement et de la nature qui oeuvrent pour le maintien et la sauvegarde des Biens Communs et pour une société de la Connaissance fondée sur le partage.

La radio des communs veut relayer l’actualité événementielle du mouvement du logiciel libre (auquel appartient l’association Libre à Toi), assurer sa diffusion auprès du plus grand nombre et accueillir les acteurs de sa communauté, confrontée à un manque de soutien flagrant des institutions de la République.

Preuve en sont la convention que l’éducation nationale vient de signer avec Microsoft (d’ailleurs attaquée en justice par le collectif EduNathon), l’éviction des représentants du logiciel libre du Conseil National du Numérique et la disparition progressive des Espaces Publics Numériques (EPN), pourtant seuls moyens pour les plus défavorisés d’accéder, de découvrir, de s’informer, d’échanger, de créer et de s’initier aux outils, services et innovations liés au numérique (à Paris, de 20 en 2005, ils n’étaient plus que 14 en 2015 et ne seront plus que 7 en 2017…).

En parallèle, de nombreuses questions de société liées aux usages de l’Internet (copie numérique, réseaux sociaux, données personnelles, vie privée, sources d’information, réputation numérique…) se posent. La radio des communs souhaite sensibiliser le grand-public à ces nouvelles problématiques, en lui permettant de rencontrer régulièrement tous ceux qui tentent d’y apporter des réponses.

S’il fut un temps où la fracture numérique était une priorité nationale, comme l’illustre la création d’Espaces Publics Numériques, le développement d’une société dématérialisée dans laquelle seuls les individus aguerris peuvent maîtriser leur place n’a pas été anticipé. Pour résoudre cette fracture numérique « des usages », il est urgent de former, d’informer, d’éduquer et de sensibiliser les utilisateurs, et notamment les enfants aux logiciels libres, garants de la fondation d’une société numérique équitable.

Face à la privatisation de la culture par l’application d’un système de droits d’auteurs profitant en premier lieu aux ayants droits, des créateurs imaginent des œuvres en Creative Commons, des associations et des personnalités se mobilisent pour promouvoir le domaine public et éviter son appropriation et la revendication par des sociétés marchandes, de droits d’usages et de diffusion. En invitant artistes et auteurs à témoigner de leurs parcours contributifs au développement de cette culture libre, en donnant aussi une large place à la diffusion d’œuvres relevant du domaine public (littérature, cinéma, musique, contes…) et, bien sûr, au travers de notre programmation musicale unique d’œuvres en creative commons, la radio des communs souhaite contribuer à faire rayonner cette culture libre, confinée pour l’instant à une diffusion sur internet plutôt confidentielle.

Après avoir abandonné ACTA, suite à une mobilisation sans précédent de la société civile et de ses représentants, Bruxelles planche actuellement sur une réforme du droit d’auteur. La construction de ce texte dont certains éléments ont fuité ne laisse augurer aucune prise en compte des représentants de la culture libre. Pourtant, cette autre voie culturelle est incontournable dans un processus où s’établissent les futurs cadres de la création, de sa diffusion et de sa rémunération. 

Nous recevrons des scientifiques pour qu’ils partagent les recherches qu’ils mènent dans leurs disciplines, qu’il s’agisse de biologie moléculaire, de nanotechnologies, d’économie, de sociologie ou d’histoire, en interaction avec le public. Nous relayerons aussi des colloques ou des conférences universitaires permettant ainsi aux universités et institutions scientifiques d’élargir leur public et d’optimiser leurs obligations de diffusion, qu’elles ne peuvent souvent pas assumer, faute de moyens.

Cette mise en relation directe entre des spécialistes, souvent cloisonnés dans leurs institutions (même si celles-ci disposent aussi d’excellents vecteurs de diffusion), et le grand-public nous semble essentielle, dans un objectif tant d’éducation populaire que de contribution à un décloisonnement des savoirs et à la mise en place d’un média interactif permettant un vrai débat public.

La radio des Communs donnera la parole au monde agricole, dont la visibilité est souvent limitée aux actions commando de le FNSEA, mais qui pourtant est un acteur essentiel dans le maintien et la préservation de la Nature : agriculture biologique, agriculture urbaine, agroécologie, AMAP, etc. témoignent d’un désir d’harmonie retrouvée entre les hommes et la Terre.

La radio accueillera aussi les écologistes, aujourd’hui considérés comme des empêcheurs de polluer en rond, les climatologues, les naturalistes et les spécialistes des milieux marins, des montagnes et des forêts, pour sensibiliser ceux qui en sont géographiquement éloignés à leur beauté, à leur importance et à la nécessité de les préserver.

Les Biens Communs naturels sont aujourd’hui menacés par une sur-exploitation marchande : les semences et les terres agricoles, mais aussi les mers et les rivières, les forêts, les montagnes et toutes les espèces qui y habitent. Si nos politiques en sont conscients (loi sur la biodiversité, accord de Paris sur le climat, etc.), les mesures prises jusqu’à maintenant sont comme cautère sur une jambe de bois. Particuliers, professionnels et associations pratiquent la gestion sélective de leurs déchets, nous sommes tous sensibilisés à la question de leur retraitement et de leur valorisation ; tous, nous souhaitons nous donner la chance de vivre sur une planète habitable. Économie circulaire, économie de la fonctionnalité, quelles autres voies encore dans lesquelles s’engager à l'ére de l’anthropocène ?

De nombreuses associations et collectifs œuvrent dans les domaines qui sont autant de Biens Communs (santé, environnement, éducation, droits humains, énergie, alimentation, vulgarisation scientifique…). Toutes sont porteuses d’alternatives stimulantes, de ressources, de dynamisme, d’idées et de valeurs, mais restent souvent repliées sur leur base militante et sur leur territoire géographique. En relayant toutes les initiatives de portée générale, y compris celles qui naissent en province, nous souhaitons initier de nouvelles synergies, émuler les convergences et créer ainsi la première radio de proximité engagée à l’échelle du territoire national !

Face aux bouleversements de la société actuelle, une réflexion collective sur l’avenir du travail s’impose. Pour donner des clefs et des outils permettant d’anticiper les changements à venir, des syndicats organisent des colloques, des structures d’accompagnement ou de formation désirent partager leurs actions, des territoires expérimentent de nouveaux modèles, des patrons développent des initiatives, et des chômeurs, des travailleurs salariés ou indépendants souhaitent s’exprimer. La radio des communs espère, localement, faire gagner en visibilité ces innovations sociales qui passent généralement entre les mailles de l’actualité nationale ou locale, afin d’inspirer et de propager des perspectives concrètes à tous ceux qui sont en recherche de solutions.

Face au développement des Mooc qui non contents de détruire la relation maître-élève, pourtant essentielle, véhiculent un « prêt-à-former » lacunaire et souvent inadapté, la radio des communs veut donner la parole aux pédagogues, théoriciens de l’éducation et enseignants qui oeuvrent au développement d’outils libres permettant l’élaboration de ressources communes.

Les porteurs de projets innovants relevant véritablement des principes de l’Économie Sociale et Solidaire, c’est-à-dire développant des systèmes vertueux de consommation et de production qui remettent l’humain au centre de leurs activités, sont malheureusement souvent masqués par des entrepreneurs malins ne cherchant qu’à surfer sur la vague des aides officielles que ce nouveau champ de l’économie n’a pas manqué d’émuler, ce qui contribue à en avoir une vision floue et parfois désespérante. La radio des communs propose un espace de partage et d’accompagnement à ces entrepreneurs du nouveau monde.

Les citoyens sont de plus en plus nombreux à résister à leur façon à la crise mondiale amorcée en 2008 : de partout des initiatives individuelles émergent, sans avoir la portée des actions associatives ou politiques puisque « hors cadre ». La radio des communs veut donner une visibilité (encore inédite à ce jour !) à ces initiatives individuelles citoyennes.

En ouvrant, sur tous ses directs, son antenne aux réactions des auditeurs, par téléphone interposé, mais aussi par un tchat et par un forum internet, la radio des communs se doublera d’un site web transmedia, permettant aux auditeurs de podcaster les contenus et d’aller plus loin dans leur recherche d’informations.

Comment nous soutenir ?

Le 17 décembre 2016, par publication au Journal Officiel, le CTA de Paris a déclaré recevable la candidature de Libre à Toi et en conséquence le projet « Cause Commune ».

Comme on pouvait s’en douter, la concurrence sur ce bout de fréquence parisienne est rude. À l’issue de l’instruction des dossiers, le CSA publiera la liste des candidats finalement convoqués en audition. C’est évidemment cette étape que nous visons et nous pensons que votre mobilisation peut faire la différence !

Vous avez désormais la possibilité de remplir le formulaire de promesse de financement : il ne s’agit pas de recueillir des dons, mais d’évaluer votre possible contribution aux 120 000 € de budget annuel prévisionnel de « Cause Commune ».

Un budget qui intègre notamment les frais d’émetteurs, les frais de diffusion, un salarié à temps plein, le loyer, l’achat de matériel, le défraiement des journalistes et des bénévoles en charge de l’antenne.

Le recueil de vos signatures se poursuit également ! Dans vos messages de soutien, expliquez très simplement pourquoi vous êtes favorables à l’arrivée de Cause Commune, première radio associative de proximité portant la voix des Communs, sur la bande FM parisienne.

Vous croyez en l’action de Libre à Toi? Aidez-nous dès aujourd’hui en adhérant à l'association ou contribuez à son fonctionnement en faisant un don ou en devenant bénévole.

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Déjà

Les 20 derniers soutiens

Nom : Audric Gueidan

Structure, collectif ou profession : Chargé EE développement numérique

Pourquoi je soutiens : Une web radio c'est bien, une fréquence FM c'est mieux. La liberté d'expression doit s'appliquer à tous, surtout d'un point de vue technique. La bonne parole doit être entendue.

Nom : Dubost Ludovic

Structure, collectif ou profession : Président Directeur Général, XWiki SAS

Pourquoi je soutiens : Il n'y a pas de média accessible facilement au grand public portant le message des communs et de la culture libre et de ces modèles économiques, alors sur Internet de plus en plus de communautés libres sont créés dans tous les domaines, y compris des entreprises qui ont fait le choix de modèles libres. En ouvrant la bande FM à ce message, le CSA encouragera ces modèles, répondra à un besoin présent qui ne fera qu'augmenter dans le futur. Libre@Toi est une association aujourd'hui active dans ce domaine pouvant porter ce projet.

Nom : Pablo Rauzy

Structure, collectif ou profession : Maître de conférences à Paris 8

Pourquoi je soutiens : Les communs sont un mode d'organisation collective viable et à diffuser. C'est une approche nécessaire à tous les niveaux : dans l'enseignement et la recherche bien sûr, mais aussi pour l'écologie, pour la culture, en économie, etc.

Nom : Charles Schulz

Structure, collectif ou profession : The Document Foundation

Pourquoi je soutiens : On a besoin de plus de diversité dans le choix des radios sur la bande FM et les thèmes portés par Libre à Toi sont importants à communiquer et à expliquer.

Nom : keller

Structure, collectif ou profession : La Paillasse

Pourquoi je soutiens : Parce que cela est nécessaire

Nom : Jean-Baptiste LE DEVEHAT

Structure, collectif ou profession : Indépendant

Pourquoi je soutiens : C'est l'avenir :)

Nom : Louise-Marie Guenot

Structure, collectif ou profession : Etudiante Management du Dévelopement Durable

Pourquoi je soutiens : Partage de valeurs communes et l'espoir que d'autres puissent profiter de ces projets innovants avec lesquels vous travaillez

Nom : Gabrielle

Structure, collectif ou profession : Développement d'applications

Pourquoi je soutiens : Le monde change et dans cette période d'incertitude il est plus que nécessaire de pouvoir compter sur des instances qui favorisent l'ouverture d'esprit le partage et La solidarité. Rien de tel qu'une radio qui donne la parole à des personnes qui participent à rendre le monde meilleur

Nom : Anthony

Structure, collectif ou profession : informaticien

Pourquoi je soutiens : réelle alternative aux autres radios, elle permet de faire entendre une voix différente sur notre société, ses problèmes et ses solutions.

Nom : Dujol Lionel

Structure, collectif ou profession : Bibliothécaire

Pourquoi je soutiens : Une radio pour se nourrir des voix qui portent la pensée des communs dans toutes leurs diversités. Une radio pour porter la voix des communs vers le plus grand nombre. Une radio pour susciter la curiosité autour des communs.

Nom : François

Structure, collectif ou profession : Droit

Pourquoi je soutiens : Auditeur assidu de Freezone, je ne peux qu'adhérer et soutenir Cause Commune. Continuez comme cela, on a besoin d'acteurs comme vous...

Nom : Stéphane Paillet

Structure, collectif ou profession : Tech info

Pourquoi je soutiens : Je suis le projet Libre À Toi depuis un moment, et j'adhère complètement à leur démarche. J'écoute régulièrement leur Web Radio, j'apprécie leur programmation. C'est l'occasion d'ouvrir cette fréquence à un projet non marchand, traitant de sujets de sociétés d'actualité.

Nom : Pacôme Delva

Structure, collectif ou profession : enseignant-chercheur

Pourquoi je soutiens : Pour l'ouverture sur la société, le rapprochement entre société et "spécialistes"

Nom : SANCH Frédéric

Structure, collectif ou profession : Technicien informatique

Pourquoi je soutiens : Je partage ses valeurs.

Nom : GRIECO-BASTELICA LILAS

Pourquoi je soutiens : j'aime l'initiative humaniste que véhicule la globalité du projet et je tiens à soutenir l'équipe solide et pugnace de libre@toi

Nom : Yann

Structure, collectif ou profession : Relais 59 - Centre social associatif à Paris 12e

Pourquoi je soutiens : L'association Libre@toi et son projet de radio Cause Commune est en parfaite syntonie avec les valeurs que nous défendons : partage et entraide, accès libre à la culture, pouvoir d'agir des citoyens... Dans leur souci de transmission, Libre@toi a animé avec nos publics des ateliers d'apprentissage des techniques radiophoniques. Cela permet de soutenir notre projet de création de webradio au sein de notre association qui accueille des publics de tous les horizons socioculturels. Nous continuerons à l'avenir à collaborer et à soutenir les initiatives de Libre@toi, pour que vivent les communs. Merci et bravo pour leur professionnalisme.

Nom : Cyril

Structure, collectif ou profession : Electrocycle - InfoGnuEureka

Pourquoi je soutiens : Nous avons pu assister à quelques événements couverts avec beaucoup d'intelligence et de professionnalisme par Libre à Toi. Acteurs engagés dans le monde du libre et des communs, ils ont déjà fait beaucoup pour diffuser des solutions alternatives et faire connaître des initiatives intéressantes. Nous espérons que la licence d'exploitation en temps partagé leur permettra d'être encore plus reconnu pour le travail formidable qu'ils réalisent. En leur souhaitant M... pour la suite. ;) Cyril au nom d'Electrocycle et d'InfoGnuEureka.

Nom : Astrid

Pourquoi je soutiens : Parce que c'est une question de présent et d'avenir, et sans entendre les voix qui la portent, on risque de louper un beau projet.

Nom : Klair

Structure, collectif ou profession : Bibliothécaire

Pourquoi je soutiens : pour faire entendre la voix de l'espoir, ne pas bêler dans le même monde morbide que Google, Amazon, Facebook et consorts...

Nom : Pikez

Structure, collectif ou profession : Radio Pikez

Pourquoi je soutiens : Pour la liberté de paroles et de ton.